Le diabète est un facteur de risque cardiovasculaire que nous rencontrons de manière extrêmement fréquente au cours de nos consultations. Son existence contribue à augmenter de façon très significative le taux de morbidité et mortalité cardiovasculaire.
Le mécanisme physiopathologique permettant d’expliquer l’augmentation du taux de maladies cardiovasculaires chez les patients diabétiques n’est pas évident. Ainsi, une méta-analyse récente regroupant 698 782 patients, publiée dans le Lancet (lire l'article), ne retrouve pas de corrélation entre la survenue d’évènements cardiovasculaires et la concentration du taux de glucose sérique lors d’une épreuve d’hyperglycémie orale provoquée (pour des patients non diabétiques).
Cette étude montre clairement la relation entre une élévation chronique du taux de glycémie sérique (observée dans le diabète) et la survenue de pathologies cardiovasculaires ce qui signifie donc que nous devons rester mobilisés pour équilibrer au mieux les glycémies de nos malades diabétique en surveillant notamment le taux d’hémoglobine glycosylée.
Par ailleurs, nous devons également veiller à ce que nos diabétiques gardent un poids raisonnable et conservent une diététique adaptée.